C'est un lieu commun chez tous mes confrères de présenter Didier Reynders comme suffisant et conscient de sa valeur. Pourtant, il n'y a pas de quoi être fier. Alors qu'il avait reçu un parti élargi par son prédécesseur, il est parvenu, d'élection en élection, à rétrécir cette base électorale à la peau de chagrin de la droite classique, en offrant, à coups d'arrogance, un boulevard à l'ennemi socialiste. A-t-il vraiment cru que l'électeur du centre — ou l'électeur socialiste déçu — s'était rallié pour toujours aux chantres de la libre entreprise ? Le fait est qu'au lieu de faire preuve d'ouverture en renforçant le courant du libéralisme social, promesse d'une possible alternance en Wallonie, iil a préféré miser sur l'image droitière du parti. En rappelant à chaque instant ses victoires passées, lui et son inénarrable lieutenant Sabine Laruelle on cassé la dynamique sociale qui semblait séduire jusqu'à un électorat populaire. Comment un homme aussi intelligent peut-il avoir aussi peu de sens politique … Jean Gol et François Perrin, revenez, il est devenu fou …